Communiqué de Presse
Le 24 juin 2010 

Sauvons nos abeilles !
Les abeilles domestiques meurent toujours de façon tout à fait anormale en Belgique. On parle de plus en plus du parasite Varroa (acarien parasite de l'abeille adulte, des larves et des nymphes), suspecté d’être le premier responsable de ces décès anormaux, selon une étude publiée récemment par les chercheurs de Gembloux.

Parmi les autres facteurs, on retrouve l’augmentation des maladies virales chez l’abeille (conséquence probable de la présence de Varroa), mais également des difficultés pour les abeilles de trouver,dans notre environnement pollué, à la biodiversité décroissante, des sources de nourriture équilibrée afin de passer la saison d’hivernage en toute sécurité.
Le manque de biodiversité relative à l’activité des abeilles est aujourd’hui principalement décelable au niveau des fleurs et est provoqué par le remembrement des terres, la disparition des bords de champs fleuris, la diminution des parcelles en jachère et surtout, par l’utilisation à outrance d’herbicides chimiques.
Regardez nos campagnes, elles sont littéralement vidées de leurs fleurs !
Mais qu’en est-il réellement de la recherche sur l’impact des pesticides sur les merveilleux pollinisateurs ?
Dans l’étude gembloutoise, on ne fait étrangement pas état des effets des pesticides, dont la biotoxicité, rappelons-le, est de plus en plus élevée. Sachant que dans les nécessairement longues et coûteuses procédures d’agréation de produits phytosanitaires,peu de tests sont effectués sur les abeilles, adultes, larves ou nymphes, ou sur le pollen et que de pareils tests sont trop coûteux pour être pris en charge par les recherches universitaires.
Nature & Progrès estime que nous nageons aujourd’hui dans un brouillard nocif et opaque en la matière.
Nous souhaitons voir apparaître des essais réels de toxicité des nombreuses molécules toxiques de synthèse qui sont librement vendues et utilisées en Belgique. Il ne s’agit pas de simplement déceler la présence de ces molécules dans le miel, mais bien d’effectuer des tests in vivo d’exposition des abeilles, adultes, larves et nymphes, à ces produits, destinés à tuer.
Parallèlement, nous exigeons que les chercheurs se penchent rapidement et profondément sur la santé globale des abeilles en déterminant des critères biologiques et génétiques de mesure de l’immunité des abeilles. Nous sommes convaincus, comme en ce qui nous concerne, qu’une abeille dont l’immunité est renforcée est à même d’endurer les attaques des pires virus et parasites. Cette immunité est aujourd’hui pourtant menacée par les activités de l’homme. Notre colloque du 15 juin 2007 en faisait déjà état. Les actes, à nouveau disponibles sur notre site internet, en sont la preuve.
 Cultiver en accord avec la nature, et donc avec les abeilles, est possible, rentable et productif.
L’essor actuel de l’agriculture biologique nous le montre tous les jours. Chacun peut se rendre utile et restaurer la vitale biodiversité en semant des graines de fleurs où il le peut, en pratiquant le fauchage tardif et en bannissant tout produit chimique bio-toxique !
 Rappelons que Nature & Progrès réclame, depuis 4 ans, l’interdiction des pesticides et une recherche complète de l’impact des neurotoxiques sur les abeilles.
Pour notre santé et celle de la terre.