Compter (sur) les abeilles à Bruxelles

BxlEnvironnement Ces derniers temps, les abeilles bruxelloises suscitent de plus en plus d’intérêt : questions, demandes, voire craintes. Paradoxalement, aucune donnée sur la présence de ruchers en Région de Bruxelles-Capitale (RBC) n’existe !
C’est pourquoi, la SRABE, en partenariat avec Bruxelles Environnement (IBGE) et le CARI asbl mènent une étude en ce sens.

Le but ? La réalisation d’une cartographie permettant d’analyser la répartition géographique de l’activité apicole à Bruxelles.

Les abeilles en ville se portent bien, mieux qu’à la campagne. Le miel bruxellois acquiert ses premières lettres de noblesse. La conscience en faveur de la préservation de la biodiversité ne cesse de croître… Pas étonnant, dans ces conditions, que le nombre d’élèves apiculteurs soit en constante augmentation. Et ce n’est pas tout : la demande de sites apicoles à Bruxelles est de plus en plus grande également. En parallèle et par conséquence, les questions émanant des communes face à ces activités sont de plus en plus fréquentes. Pourtant, aucune donnée sur la présence de ruchers en Région de Bruxelles-Capitale n’est disponible.

Recensement apicole
Imaginons quelques instants un comptage d’abeilles dans le ciel bruxellois… Une scène surréaliste ! Plus sérieusement, le but de l’étude menée en partenariat avec Bruxelles Environnement (IBGE) et le CARI est de définir la densité d’occupation du territoire de la RBC. Cette mesure permettra ensuite de mettre en lumière les zones potentielles de développement apicole et d’orienter au mieux les nouveaux candidats. Mieux encore, un tel recensement deviendra un précieux outil pour sensibiliser les autres intervenants régionaux à la question apicole et pour dégager des perspectives de nouvelles implantations de ruchers à Bruxelles. Concrètement, le but est de dénombrer la présence d’activités apicoles en RBC auprès des membres de la SRABE, afin de réaliser une étude de la situation existante. Mais pas sans garanties…

Intimité préservée
Pas question de se retrouver fiché, fliqué, guetté et contrôlé…

Le recensement prévu est non nominatif et se fera par quartiers. Cela signifie que la localisation sera suffisamment précise pour définir l’occupation apicole d’un quartier, mais pas assez précise pour connaître l’adresse exacte du rucher. Les secrets de nos miels seront donc bien gardés et nos ouvrières ne seront pas dérangées ! Le partenariat entre les trois institutions à l’initiative du projet (Bruxelles Environnement, SRABE, CARI) constitue une garantie en la matière. En effet, leur objectif commun est la préservation et la meilleure gestion des activités apicoles à Bruxelles. C’est aussi la cas de tous les apiculteurs en RBC. intimite

Concrètement
Cette problématique et l’étude en question font justement l’objet d’un travail de fin d’études. Une étudiante en gestion de l’environnement urbain de l’Institut Arthur Haulot (Anderlecht) rédige son mémoire sur « l’intégration de l’apiculture en milieu urbain ». Pour mener à bien ses recherches, elle a entamé une série de contacts téléphoniques avec chaque membre de la SRABE. Jusqu’en juin 2011, elle récoltera les informations utiles sous forme d’un questionnaire synthétique qui ne reprendra pas les coordonnées précises des apiculteurs. Ces données seront ensuite analysées et définiront le nombre de ruches présentes sur la surface de chaque quartier de la RBC. Bruxelles Environnement pourra ainsi définir la densité de la présence d’activité apicole par quartier et établir une cartographie de cette répartition.

Jérôme Durieux

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