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Un rêve…, un projet…, une réalité !
Un petit coup de pouce à la biodiversité
Le rucher didactique de « De Fré »
Voilà bien longtemps que ce rêve me taraudait.
J’ai la chance d’enseigner la géographie aux futurs régents et instituteurs depuis 25 ans, dans un cadre merveilleux et un environnement que je qualifie d’exceptionnel, à la Haute École de Bruxelles, département pédagogique, à l’avenue De Fré à Uccle.
Un magnifique cadre de verdure déjà mis en valeur par mes collègues biologistes et psychopédagogues (une mare et un potager didactiques devenus des outils concrets pour leurs cours et pour les étudiants futurs enseignants).
Ayant suivi une formation d’apiculteur il y a une dizaine d’années à la SRABE, j’envisageais (sous forme de rêve dans un premier temps) d’installer des ruches sur notre magnifique site. Une végétation très dense et variée nous entoure et de grandes surfaces étaient disponibles.
Mon rêve s’est transformé en projet concret que j’ai présenté à la directrice, Madame Carine Dierkens, qui a d’emblée marqué son accord. Le rucher n’existait que sur plan, mais pour moi c’était déjà magnifique, mon rêve prenait consistance.
Ayant reçu le feu vert tant attendu, au travail !
Tout d’abord penser la conception, la forme, les matériaux à utiliser, établir le coût mais surtout choisir l’emplacement où tout cela naîtrait.
Un petit coin se révèle tout indiqué, sur les hauteurs du site, exposé quasi au Sud. J’avais d’abord songé à l’installer sur le toit du bâtiment principal, mais l’accessibilité s’est révélée un obstacle majeur.
Tout a démarré fin mai.
L’emplacement choisi était en légère pente, petit détail qui s’est avéré quelque peu délicat ; le rucher qui fait 3 mètres sur 3 devait être parfaitement horizontal et tous les éléments en bois devaient être soit horizontaux, soit d’équerre.
Grâce à l’aide précieuse et bénévole de Robert et de Manuel (deux ouvriers de l’école), nous avons vaincu la dénivellation d’une vingtaine de centimètres. Le « chantier » s’est petit à petit mis en place et la structure prenait lentement forme, saluée par les nombreuses averses.
J’ai conçu le rucher en structure légère, semi-ouverte, en bois résistant à l’humidité. Sur les photos ci-jointes, vous pouvez vous rendre compte de la disposition générale. Il comprend 3 ruches Dadant double paroi avec cadre témoin (2 de 10 cadres et l’autre de 12 cadres). Le côté « trou de vol » est orienté vers le Sud et le couloir d’envol est délimité par un paillis de 2 mètres de haut sur une longueur de 5 mètres.
Ainsi, les abords immédiats du rucher peuvent être approchés sans trop être exposé aux vols des abeilles. Les ruches se trouvent à une hauteur adaptée aux manipulations, aux observations des visiteurs (même par des enfants de maternelle). |
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Deux petites fenêtres latérales permettent une observation supplémentaire, le groupe de visiteurs étant réparti en demi-cercle, à l’abri derrière les plexiglas. Le toit est en poly carbonate, pour offrir un maximum de luminosité.
Ce rucher est destiné à recevoir les visites de groupes scolaires à partir des enfants des classes maternelles jusqu’ y compris les étudiants et professeurs de l’enseignement supérieur ainsi que, bien sûr, les amis et collègues apiculteurs ou passionnés par les abeilles.
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J’ai prévu une protection de la tête pour les visiteurs, à savoir un voile à poser sur un couvre-chef. Si vous devez vous débarrasser de chapeaux de paille, ou de tout autre chapeau avec bord, je suis preneur.
Les élèves peuvent ainsi approcher les abeilles et observer de très près les manipulations faites dans les ruches.
Je pense rédiger un petit cahier pédagogique illustré qui servira aux enseignants à préparer les visites, et qui constituera une base pour leurs documents pédagogiques. |
Si le budget le permet (l’installation du rucher y compris les ruches a représenté un budget de 2600 euros) des panneaux didactiques illustrés seront disposés aux abords du rucher. Les visites pourront être précédées ou suivies de petites séances dans les locaux de l’école où l’abeille sera observée à ’aide d’instruments ou supports multimédias.
Étant détaché d’une partie de ma charge d’enseignant, je m’occuperai des visites qui se feront, en fonction de la météo, à partir de fin mars, début avril. |
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L’extraction et la mise en pots de la récolte de miel se fera dans la cuisine de l’école (local où se donnent les cours de cuisine et d’art culinaire aux étudiants).
J’ai étudié, à partir de photos aériennes et d’observations faites au sol, la végétation « apicolement intéressante ». Les abeilles auront de quoi butiner. Outre les parcs et bois, les nombreux jardins privés sont riches et variés. Les espèces mellifères sont abondantes et, bien sûr, sur notre site, les produits « toxiques » sont interdits.
J’espère ainsi contribuer modestement à la biodiversité locale et à la connaissance de l’abeille qui se porte si bien en milieu urbain, et qui sait, de créer de futures vocations d’apiculteur(-trice) parmi les visiteurs.
Merci pour les abeilles et leurs amis.
Pour tout renseignement : lerucherdidactique@heb.be
René Schools
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